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Son arrivée à Rennes le Chateau:

C'est le 1er juin 1885, que Saunière  est nommé, curé de ce  petit village de 298 habitants. Enfant du pays, sa personnalité, sa fonction attirent le respect de ses nouveaux paroissiens. Le physique, énergique, grand, bien bâti, il a l'oeil vif, un franc parler.

Au village, le presbytère est inhabitable, l'église dans un piteux état, le délabrement intérieur fait peine à voir. C'est un spectacle de désolation. La république a abandonné la sainte Église à son triste sort et le diable s'est installé à Rennes le Château.

Saunière sent se réveiller ses pulsions monarchistes, seul régime qui puisse sauvegarder l'alliance du sacerdoce et de l'Empire.

Durant les élections législatives d'octobre 1885, du haut de sa chaire, Saunière se laisse aller à un sermon anti-républicain.

ll va désigner l'ennemi à vaincre: la république.

Sous l'impulsion du préfet de l'Aude, il est suspendu, il n'a plus aucune ressource, alors son évêque, Mgr Billard, le nomme au poste de professeur au petit séminaire de Narbonne. En juillet 1886 Béranger Saunière retrouve enfin ses fonctions et peut reprendre ses prêches.

En poche une somme de 3 000 F versée par la comtesse de Chambord ,veuve du prétendant légitime au trône : HENRI V. Somme considérable, comparée aux 75 F de son traitement mensuel, mais l'abbé n'a t'il pas combattu la république?.

C'est à cette époque qu'il rencontre celle qui allait devenir sa servante, Marie Dénarnaud. Marie à 24 ans, normalement, une servante de presbytère doit avoir l'age canonique. La présence à ses cotés de cette jeune fille attise l'esprit du curé, et celle-ci devient rapidement sa maîtresse, sa confidente, son alliée. Il faut bien avouer que les présomptions sont fortes. Il n'empêche que, maîtresse ou non, Marie demeurera avec lui au delà de la mort .

Elle respectera  la loi du silence, se contentant de dire que les habitants de Rennes marchent sur de l'or sans le savoir.

Marie Denarnaud

Les fouilles les travaux:

 

Saunière fouille l'intérieur de son église. Il décide de remplacer l'autel. Avec des ouvriers, il en soulève la pierre de l'autel et remarque que le pilier est creux, bourré de fougères. L'intérieur contient deux ou trois rouleaux de parchemin. Ces documents sont illisibles car il faut être expert en écriture ancienne pour les déchiffrer.

PILIER1.jpg

 

Plus tard avec ses enfants de cours, ils soulèvent une dalle, non loin de la marche du choeur, et ils découvrent des marches d'escaliers. Le curé renvoie les enfants, mais ceux-ci avaient eu le temps d'apercevoir un pot avec des objets brillants. Un peu plus tard, une nouvelle oule est découverte, Saunière renvoie ses ouvriers et reste seul dans son église.

Personne ne sait ce qu'a découvert l'abbé, des objets? d'autre documents?.

 

Les restaurations intérieures de l'église continuent, puis Saunière fait consolider les murs. La nuit il s'enferme dans le cimetière, déplace les pierres tombales. Ces bouleversements nocturnes ne plaisent pas aux habitants qui adressent plusieurs lettres au Préfet de l'Aude.

 

Monsieur le Préfet,

Nous avons l'honneur de vous prévenir qu'avec l'accord  du conseil municipal de Rennes le Château, à la réunion qui a eu lieu dimanche 10 mars à 1 heure de l'après midi dans la salle de la mairie:

Nous électeurs, protestons, qu'à leur décision, le dit travail, que l'on donne droit au curé de continuer n'est d'aucune utilité et que nous joignons pour appui à la première plainte notre désir d'être libres et maîtres de soigner chacun les tombes de nos devanciers qui y reposent et que M le curé n'ait pas le droit qu'après que nous ayons fait des embellissements ou placer des croix ou des couronnes, que tout soit remué, levé ou changé dans un coin.

Signé: Sarda, Gavignaud, Delmas, ...

La première plainte, faisait état du mécontentement des habitants contre leur curé, qui déplaçait des croix, enlevait des  pierres tombales, ou détruisait de vieilles tombes rassemblées en ossuaire.

 

Dalle marie de negre

Ses travaux se portent surtout sur la tombe de Marie de Nègre d'Ables décédée en 1781. Cette tombe se composait de deux dalles dont une contient un nombre incroyable de fautes de composition . Saunière d'ailleurs effacera cette inscription ignorant que celle-ci a été reproduite dans un opuscule en 1903. On peut imaginer que le graveur était maladroit, ignorant, mais comment accepter tant de fautes.

 

La seconde dalle comporte aussi une inscription mais en caractères grec où l'on peut lire  et in arcadia ego  (écriture verticale).

Sauniere -Pierre tombale

Saunière a des projets grandioses. Il commande les fresques, la statue d'Asmodée, l'autel, le chemin de croix, le confessionnal, les saints et en 1897 il inaugure avec Mgr Billard, sa nouvelle église. Avec  cette inscription particulière sur le porche: 

TERRIBILIS EST LOCUS ISTE

(Ce lieu est terrible)

Sauniere le diable

A partir de ce moment là, il va se lancer dans des réalisations personnelles pour embellir l'entourage de Rennes le château. Les dépenses vont s'accélérer et son royaume s'agrandir.

Nous sommes en 1897, le monde n'oubliera pas:

 BERANGER SAUNIERE  

Sauniere les 4 Anges

 

Les achats:

Il achète des terrains, fait construire sa villa, une tour qu'il va appeler la tour Magdala. Entre la villa et la tour il fait aménager un véritable parc avec bassin, des massifs de fleurs  rares, des serres, une orangeraie, un potager  bref un véritable paradis accroché sur une montagne. Dans ce domaine qui a coûté trois million de francs or, le curé arrivé quinze ans plus tôt, sans un sou, y mène une vie de prince. C'est vrai, il fait éditer des cartes postales de son domaine, ou il aime figurer, qu'il vend à son profit. Certes, il reçoit des messes, des dons, mais cela ne justifie en rien la somptuosité de la vie qu'il mène tous les jours.

De pauvre prêtre qu'il était, il est parvenu à un haut degré d'aisance mais aussi de potentiel moral, à la fois sur ses paroissiens et sur ces étrangers avec lesquels il a des relations hors du commun.

 

Villa Bethania  

Sauniere-Bethania

 

Sauniere-magdala

Bethania en 1904  

 

Dans la tour Magdala il aménage une riche bibliothèque. Il acquiert une importante collection de timbres. Achète de très beaux meubles, de la vaisselle de luxe. Saunière reçoit beaucoup, dans le faste et le luxe. Pour ses soirées mondaines des servantes sont embauchées sous le contrôle de Marie. Il ne néglige rien tant sur la nourriture que la boisson. Il faisait bon d'être invité par M l'abbé. 

Mais les temps changent et Mgr Billard qui le protégeait vieillit, il est remplacé en 1902 par Mgr Beauséjour. Le nouvel évêque n'a pas la réputation d'être tolérant , il fait le tour de son diocèse et constate le luxe tapageur de Rennes le Château. Le comportement, l'existence fastueuse de Saunière ne lui semble pas conforme à la pauvreté évangélique.

Un desservant de campagne ne peut avoir un train de vie supérieur à un évêque.

 

 

Le procés:

 

En 1905 Mgr Beauséjour propose à Saunière une nouvelle paroisse. Celui-ci refuse, prétextant qu'il ne peut quitter une paroisse où ses intérêts le retiennent. Malgré plusieurs ordres, il refuse toujours. Irrité l'évêque le nomme en 1909 curé de Coustouza et l'abbé Marty pour le remplacer à Rennes. C'est la catastrophe pour Saunière qui refuse évidemment.

 

 

 

 

Monsieur l'abbé,

Nous ne pouvons que vous inviter a vous reporter à notre lettre du 9 mai. Alors que vous avouez prés de 200 000 f de dépense, vous ne fournissez d'explications que pour 36 000 f. Veuillez nous indiquer le détails des autres dépenses en les justifiants dans la mesure ou vous le pourrez.

(Extrait de lettre )

 

Alors l'évêque l'accuse de trafic de messes de simonie. Saunière a effectué des travaux qui ont coûté très chers. Qu'il dise où et comment il a pu disposer de sommes d'argent si importantes.

Ce que demande Mgr Beauséjour c'est de justifier ses dépenses. Or jamais Saunière ne pourra les justifier. Il se contente d'aligner des chiffres qui ne veulent rien dire.

 

..  Attendu que tout ce qui précède il ressort que le prêtre  Béranger Saunière est coupable de dilapidation et de détournement des fonds dont il était le dépositaire; De l'avis de MM, les assesseurs de l'officialité Le Saint nom de Dieu invoqué, Condamnons le prêtre Béranger Saunière à une suspense a divinis d'une durée de trois mois à partir du jour de la notification de la présente  sentence, laquelle suspense d'ailleurs continuera jusqu'à ce qu'il ait opéré entre les mains de qui de droit et selon les formes canoniques la restitution des biens par lui détournés. Cette sentence étant portée par contumace est sans appel.

Le 5 décembre 1911

 

Saunière sera donc condamné. Une première fois, il est Suspens a divinis temporairement pour lui faire accepter sa nouvelle nomination.

Pendant la guerre il est accusé d'espionnage et en 1915 il est définitivement Suspens a divinis. Il n'a plus le droit  d'exercer son ministère paroissial et de conférer les sacrements de l'église. La même année l'abbé Boudet curé de Rennes les bains, son confident, son ami s'éteint. Saunière est à son chevet. Puis tout va changer, Saunière a de nouveaux des projets : canalisation eau potable, assainissement, route pour les habitants de Rennes.   

L'abbé Boudet avant de mourir lui a t'il confier le «secret », celui qui manquait à Saunière. Toujours est-il que Béranger Saunière redevient à ce qu'il était : un homme d'une ambition démesurée.

 

 

Le décés: 

 

Le 17 janvier 1917 un malaise le terrasse. Le 22 janvier, l'abbé Rivière de Couiza reçoit sa confession, lui ferme les yeux, le relève de la « Suspense » pour qu'il puisse recevoir une sépulture religieuse. A l'ouverture du testament, on apprend que Saunière ne possède rien. Toutes ses biens sont au nom de Marie Dénarnaud.

"Je soussigné, Bérenger Saunière, prêtre, ancien curé de Rennes-le-Château, déclare que cet écrit est mon testament et renferme mes volontés dernières.

       Avant tout je révoque tout testament antérieur qui pourrait être présenté.

      Je lègue à Marie Dénarnaud, résidant près de moi, tout mes biens meubles et immeubles.

      Je lui lègue tout le mobilier, linge, ustensiles renfermés au presbytère et à la Villa Béthanie et dans les autres       dépendances.

      Je lui lègue toutes les provisions de ménage, vins, bois, argent et valeurs.

      Marie Dénarnaud me remplace, par conséquent, dans la possession de tout ce qui m'appartiendra au moment de       mon décès.

Je donne à Marie Dénarnaud tous ces biens sans qu'il soit procédé à mon inventaire auquel je veux absolument soustraire ma légataire universelle. Par le seul fait de mon décès Marie Dénarnaud rentre en pleine possession de tout mon avoir.

     Fait entièrement de ma main et écrit par moi, le avril mil neuf cent douze"

 

Marie Dénarnaud, ne quittera jamais la villa Béthania. Elle vivra jusqu'en 1953 dans le souvenir de:

Bérenger  SAUNIERE curé de Rennes le Château.

 

Bérenger Saunière, le curé aux milliards de Rennes le Château.